Harmonie
Harmonie rêvée - Concours Photo 2014 ©Michel BALLET (Eiffage Construction)

Des impacts sous contrôle

Déchets, rejets dans le sol et dans l’air, pollutions sonores, visuelles ou olfactives ... Quels que soient leurs métiers, les entreprises du Groupe sont directement concernées par la maîtrise des impacts environnementaux de leurs outils de production et activités. De la même façon, l'utilisation durable des ressources contribue à la réduction de l'empreinte écologique du Groupe et prépare l’adaptation au contexte de rareté annoncée des matières premières.

 

L

es branches formalisent leurs engagements en termes de maîtrise d’impacts dans des documents structurants, telles les politiques DEX d’APRR et AREA ou les chartes Qualité et Environnement d’Eiffage Énergie.

Avec la mise à disposition par la direction du Développement durable de l’outil de gestion opérationnelle de l’environnement GEODE, Eiffage a donné à ses établissements les moyens de recenser, mesurer et maîtriser leurs impacts environnementaux. L’outil est assorti d’une rubrique Accidents environnementaux donnant la lisibilité et la traçabilité nécessaires au suivi des accidents affectant l’environnement.

Moins de nuisances, pour une meilleure acceptabilité des activités

APRR et AREA poursuivent leurs programmes pluriannuels de protection des riverains contre les nuisances sonores autoroutières dans le cadre des Contrats de plan 2014-2018 conclus avec l’État. Ainsi, à proximité du nœud autoroutier A40-A42, quatre sites ont été identifiés en concertation avec les élus et les riverains de trois communes afin de permettre l’amélioration du cadre de vie des habitants par la mise en place de dispositifs antibruit. Sur le réseau AREA, les travaux de protection des riverains de l’A41 se sont poursuivis en 2015, avec la création d’un second mur antibruit cette fois en voie nord sur près de 600m.

Mur Antibruit Mur antibruit sur l’A41N ©AREA   

 

La commercialisation par Eiffage Route des techniques de revêtement de surface destinées à la réduction du bruit de roulement des véhicules automobiles -technique éprouvée du Microphone® ou celle, plus innovante, du Nanophone®- s’est poursuivie. Ces enrobés phoniques permettent de réduire par trois les émissions sonores par rapport aux enrobés classiques. Leurs performances offrent une réponse adaptée pour le déploiement des PPBE réalisés par les pouvoirs publics en 2013.

Autre axe de travail de la branche, une modélisation des sources de bruit a été réalisée sur les centrales d'enrobage de Montescourt (Aisne) et de Marly (Nord), afin d’en identifier les principales origines et de définir des axes d'amélioration et plans d'actions. A la suite de la modélisation, des réflexions sont en cours pour mettre en place des écrans anti-bruit.

En ce qui concerne les odeurs issues des process, l’identification des risques et nuisances et la mise en œuvre de solutions de maîtrise dans les installations de production de la branche sont des actions récurrentes.

Nuisances
©Eiffage Route

Les retours d’expérience de plusieurs installations et un diagnostic approfondi ont permis la mise en place en 2014 d’un panel de solutions technologiques sur le site de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), et de l’usine de liants de Collonges (Ain). Les actions ont porté sur les constituants même des émissions polluantes, et minimisent par ailleurs la production de déchets et les impacts environnementaux. Le site de Bonneuil a permis de tester et de développer des solutions innovantes de traitement des odeurs, qui aujourd’hui sont répliquées sur toute nouvelle installation industrielle. Les bonnes pratiques mises en œuvre par Eiffage contribuent à alimenter les travaux du groupe de travail Odeurs mis en place par la profession.

Quelques exemples parmi les solutions retenues :

  • la fabrication d’enrobés tièdes et l’abaissement de la température du bitume à la fabrication, générant une réduction de 40 % des flux d’odeurs à la cheminée ;
  • la récupération et le traitement des évents des cuves à bitume;
  • la mise en place de tunnels de chargement des camions, permettant une réduction de 93 % des flux d’odeurs.
Pose Nanophone
Pose d’enrobés Nanophone® à Vias (Hérault) ©Eiffage Route

L’air sous protection

Indépendamment de la maîtrise des rejets dans l’air imposée aux installations à risques, la lutte contre les pollutions atmosphériques fait l'objet d'engagements qui se traduisent principalement par la mise en œuvre de procédures de prévention et la recherche de procédés moins polluants.

Les équipes d'APRR-AREA sont mobilisées autour de l'optimisation de la fluidité du trafic autoroutier, tant pour des questions de qualité de service que de sécurité. Ce faisant, œuvrent congestions génératrices des pics de pollution. Leurs actions concrètent vont du télépéage sans arrêt, à la régulation de vitesse sur certains tronçons des autoroutes A40 et A6, mais concernent aussi la planification des travaux avec restriction de voies de circulation et la gestion des événements perturbant le trafic. En outre, elles mettent en œuvre les mesures de réduction de vitesse réglementaires, permanentes ou occasionnelles, notamment dans les zones couvertes par un PPA.

Les risques sanitaires potentiels des rejets atmosphériques des installations d’enrobage sont traités dans le cadre d’une démarche nationale intégrant l’USIRF à laquelle Eiffage Route apporte le concours actif de sa direction scientifique.

 

Focus

Mise à niveau des engins pour la branche Infrastructures

Afin de lutter contre les émissions du matériel d’application des enrobés bitumineux, un système d’aspiration de fumée est désormais mis en place pour chaque véhicule neuf. L’équipement de tous les véhicules anciens du parc est prévu d’ici 2020.

  

La gestion des poussières est également un enjeu crucial de l’exploitation des installations industrielles et de l'acceptation des activités par les riverains. L’installation d'un système d'aspiration des poussières, les fractions collectées les plus fines étant réinjectées dans le sable par exemple sur le site des Carrières de la Roche Blain de Fresney-le-Puceux (Calvados). Ce système limite les interventions directes du personnel dans la zone et réduit les consommations d'eau dues à la brumisation habituellement utilisée pour l'abattage des poussières. Sur l’installation d'enrobage Chartres Enrobés à Lucé (Eure-et-Loir), les travaux de rénovation ont inclus le bardage des principaux éléments du poste, réduisant ainsi l’envol des poussières de façon significative.

Les dernières améliorations portées aux installations concernent le plus souvent le capotage des trémies (couverture du côté du vent dominant) et les systèmes d’aspiration aux endroits les plus générateurs de poussières.

Prévention globale pour les sols

Sensibilisation des collaborateurs
Sensibilisation des collaborateurs à la protection des sols (Clemessy)

 

Les stratégies des branches s’articulent autour de la prise en compte globale des risques de pollution des sols, misant autant sur les équipements de protection et d’intervention d’urgence (bacs de rétention, kits absorbants ...) et les dispositifs de surveillance et de détection que sur le comportement des équipes, accompagnées par les guides pratiques et autres procédures dédiées.

 

 

Maîtriser les déchets

Avec plus de 1,3 millions de tonnes pour 2015, la masse de déchets générés par les activités du Groupe fait de leur maîtrise un enjeu environnemental et économique majeur. Toutes les branches disposent d’une politique de gestion des déchets et renouvellent régulièrement leurs exigences et partenariats.

Chez APRR, le socle de cette politique -mise en œuvre depuis plus de 10 ans- est solide et adapté aux spécificités des activités. L’organisation de la collecte et le choix des prestataires de traitement sont maîtrisés, et une attention particulière est apportée à l’implantation des points de tri. Le personnel est régulièrement formé et informé, et dispose d’un Guide Pratique des déchets.

Focus

Nouvelles études

Les déchets générés par les usagers de l’autoroute ont à nouveau fait l’objet d’études en 2015. Chez APRR, dans le cadre du Master Bioterre, l’exploration de la problématique des déchets sauvages a été réalisée, tant auprès des entités d’exploitation que des acteurs du territoire – institutions, collectivités, associations. Plusieurs pistes de travail ont été identifiées pour réduire les effets négatifs sur l’environnement et la sécurité des agents. Pour le réseau AREA, le tri des déchets a été investigué afin de le rendre plus performant à l’occasion de la rénovation des aires de repos. Différentes combinaisons ont été testées vis-à-vis de la facilité pour les clients, de l’impact environnemental, des filières locales de valorisation, des coûts de collecte et de recyclage. 

Les efforts de suivi et d’optimisation du recyclage restent cependant de mise, tant pour les déchets d’activité que pour ceux des clients. APRR a notamment précisé ses consignes de déploiement des points d’apport volontaire pour le verre et les emballages sur les aires de repos et de services, ainsi que sur les gares de péage. Les conteneurs de tri viennent s’ajouter à ceux dédiés aux déchets en mélange ; ils sont inventoriés et caractérisés dans le système d’information de l’exploitation autoroutière.

Le programme de rénovation des aires de repos entre 2015 et 2018 dans le cadre des Contrats de plan favorise la mise en œuvre du tri à la source sur le réseau AREA, et l’amélioration des équipements sur le réseau APRR. Il en va de même pour les aires de services à l’occasion des renouvellements d’installations commerciales.

Poubelles
Aire de l’Isle d’Abeau sur l’A43 ©APRR

 

Le service Achats d’Eiffage Construction a déployé en 2014 un contrat cadre national pour les prestations déchets, afin d’homogénéiser les exigences techniques et environnementales imposées aux prestataires. Ce texte est actuellement en cours de mise à jour afin que le cahier des charges puisse correspondre aux enjeux de l’ensemble des branches et ainsi être généralisé au groupe.

Sur l’opération des docks de Ris-Orangis en particulier, une action a été menée en partenariat avec l’entreprise Tarkett. Eiffage Constuction Résidentiel a participé de façon volontaire au programme Restart qui a permis de valoriser à plus de 90 % les chutes de sols PVC, sans contrainte notable pour l’encadrement de l’opération.

Des états des lieux sont en cours dans plusieurs branches :

  • Clemessy a dressé en 2014 un bilan de sa gestion de déchets -en ciblant particulièrement le pourcentage des déchets valorisés par entité- dans le but d’établir une mesure de performance environnementale cohérente. Les erreurs de tri constatées ont entraîné une campagne de sensibilisation auprès des salariés. En 2015, Les données remontées concernant le taux des déchets recyclés varient entre 33 % et 100% (les entités qui sont à 100% en taux de valorisation ne comptabilisent pas les Déchets Industriels Banals, car ils sont pris en charge par les services municipaux).
  • Sensibilisation des collaborateurs   
    Un état des lieux Déchets -types, quantité, dangerosité, coûts de gestion …- a été réalisé en 2014 chez Eiffage Travaux Publics, pour les activités industrielles, les chantiers et les bâtiments tertiaires. Il a permis l’identification des déchets les plus impactants, des améliorations possibles et des bonnes pratiques. Sur cette base, des indicateurs opérationnels vont être préconisés métier par métier afin d’optimiser quantité, coût et budget de la gestion des déchets.
  • Pour faciliter le tri et la mise en sécurité des déchets les plus dangereux, Eiffage Génie civil a installé sur certains de ses chantiers la « tri-box ». Un conteneur spécialement dédié au tri des déchets et au stockage des produits chimiques sur les chantiers. Le stockage des produits chimiques est équipé d’une plate-forme de rétention et permet la gestion d’une pollution accidentelle. Un extincteur, un kit antipollution et des supports de communication ont également été mis à disposition des collaborateurs.

 

 

Aeroprene
AEROPRENE ©JLG

Activités de dépollution, compétences et innovations

La branche Infrastructures fédère la plupart des compétences du Groupe en matière de déconstruction, dépollution et désamiantage, et compte plusieurs spécialistes reconnus de ce secteur comme Gauthey, Boutté, Forézienne d'Entreprise et Budillon-Rabatel.

Focus

Dépollution au mycélium pour l'éco-quartier Smartseille

Ilot Allar
Image extraite du démonstrateur 3D Smartseille ©Eiffage-Enodo-Polypop

La mycoremédiation est une technique de traitement expérimentale de dépollution des sols, portée par la startup française Polypop. Eiffage Construction a expérimenté cette technique sur le site de Smartseille (Bouches-du-Rhône), soutenu par la direction du Développement durable du groupe. L’expérimentation est terminée et a permis d’obtenir de bons résultats. L’atout de cette démarche biomimétique réside à la fois dans son caractère totalement innovant par rapport aux solutions traditionnelles de traitement des sols, et dans le bénéfice environnemental global, compte tenu des économies d’énergie et des émissions carbone évitées, en éludant tant les rotations des camions de transport des terres évacuées que le recours à des techniques très énergivores comme la désorption thermique. 

L’utilisation durable des ressources

L’espace naturel, objet de toutes les attentions

A41

Accotements, talus, terre-plein centraux et aires constituent pour APRR-AREA un patrimoine naturel de plus de 10 000 hectares, objet d’une politique d’exploitation spécifique « espaces naturels », qui, outre le respect de la réglementation, vise la sécurité des salariés, des riverains et des clients, la moindre gêne à la circulation, le tout dans le respect des politiques de développement durable et de management de l’environnement de l’entreprise, et la pérennité des ouvrages.

A41 Nord entre Annecy et Genève ©Tous droits réservés   

APRR a précisé au printemps 2015 les adaptations et mesures d’accompagnement de sa politique sur l’utilisation des produits phytosanitaires en zone non agricole. Les instructions concernant les modalités de décision d’utilisation, de stockage, de préparation, d’application et de de bonne fin du traitement ont ainsi été rappelées et complétées. Un cahier des charges du matériel de pulvérisation a également été diffusé. Parallèlement, la veille sur les alternatives aux produits phytosanitaires se poursuit, notamment dans les secteurs les plus sensibles comme la pollution des milieux aquatiques.

Focus

Le mouton, tondeuse idéale

Mouton
      ©Eiffage

Trente-cinq moutons d’Ouessant (Finistère) ont été lâchés durant l’été 2014 sur l’emprise d’un bassin à proximité de la gare de péage de Saint-Denis-lès-Sens (A19). Le district de la Brie d’APRR s’est porté volontaire pour tester cette méthode d’éco-pâturage proposée par l’entreprise Écomouton. De très petite taille (50 cm au garrot et 20 kg maximum), ces moutons n’écrasent pas le sol lorsqu’ils broutent. Peu intéressants pour la laine ou la viande, leur utilisation pour la tonte est un moyen de protéger cette race rustique, originaire de l’île d’Ouessant. APRR effectue des relevés saisonniers de l’état de la végétation. L’expérimentation s’est poursuivie et terminée en 2015. D’autres districts pourront identifier des zones propices à ce type d’entretien et accueillir à leur tour un troupeau.

Dans les carrières d’Eiffage Route, la surveillance de l’exploitation durable du gisement est devenue un métier à part entière, requérant une étroite interaction avec les pouvoirs publics, riverains, agriculteurs et autres parties concernées. La mise en place de Commissions locales de concertation et de suivi sur plusieurs sites favorise le dialogue et participe à l’utilisation durable des ressources -eau, biodiversité, terres agricoles... Tous les sites d’extraction adhèrent à la Charte Environnement Professionnelle de l’UNICEM impliquant le suivi de 80 recommandations et bonnes pratiques relatives à la biodiversité, à l’eau, aux bruits et vibrations et à la concertation.

 

La seconde vie des matériaux

De l’extraction de matières premières jusqu’au chantier, la branche Infrastructures maîtrise l’ensemble des métiers liés au cycle de vie des projets de son secteur d’activité. Signataire de la Convention d’engagement volontaire des acteurs de la route depuis 2009, la branche respecte des objectifs ambitieux et renouvelés, comme l’augmentation du taux de réintroduction d’agrégats d’enrobés à hauteur de 15 % (d’ici 2017) et le doublement des surfaces retraitées en place. En 2015, l’objectif de 15% a été atteint par Eiffage Route.

Des pratiques concrètes sont en place. Ainsi, les déchets inertes recyclés constituent un gisement conséquent de matières premières, et la branche développe des solutions techniques et industrielles permettant d’augmenter leur part dans ses produits. Des plates-formes de concassage-broyage accueillent des bétons issus de la démolition ou des déchets inertes provenant du démontage de chaussées, et produisent des granulats réutilisables. La gamme BIOCOLD® d’enrobés bitumineux à froid pour l’entretien des chaussées permet d’incorporer jusqu’à 100 % d’agrégats recyclés dans le produit final. Les réflexions sur l’évolution de ce type de technique se poursuivent notamment à travers la participation d’Eiffage Route au projet européen BioRePavation ayant pour thème la régénération du bitume au moyen d’un additif bio.

Certaines installations d’enrobage ont été améliorées en 2014, à l’image de Haute-Marne Enrobés et de Chartres Enrobés qui permettent désormais d’incorporer respectivement jusqu’à 30 % et 60 % d’enrobés recyclés dans leur process. Désormais, l’objectif de toute nouvelle installation est d’avoir la possibilité d’obtenir un recyclage à taux important, au-delà de 50%.

Le recours à des procédés spéciaux génère également une économie de matériaux neufs, tel le GRANUCHAPE®, matériel à haut rendement de mise en œuvre des bétons bitumineux très minces et ultra-minces. Réduisant de moitié la consommation de matières premières au m² par rapport à une solution traditionnelle, le procédé a été utilisé sur plus de 700 000 m² de chaussée en 2015 (plus du triple par rapport à 2014).

Poster
Poster interactif réalisé en 2014 mettant en évidence les meilleures pratiques en matière de recyclage (Eiffage Route).

Les ateliers de retraitement de chaussée (ARM et ARC) en place -conçus par la branche depuis 2005- valorisent le gisement de granulats constitué par l’ancienne chaussée et assainissent la chaussée. En traitant les anciens matériaux avec un liant hydraulique bitumineux, le procédé permet la reconstitution d’une assise stable, homogène, résistante et prête pour un nouveau cycle de vie. Il évite la production de déchets, la propagation de poussières dangereuses, limite l’utilisation des ressources naturelles, favorise les économies d’énergie (technique à froid, rendement élevé). Si ces outils ont été largement redéployés en 2015, l’amélioration se poursuit avec Recyclean®, dernière innovation d’Eiffage Route pour conjuguer retraitement de chaussées et émissions de poussières polluantes (HAP ou amiante). Ce nouveau procédé a été plusieurs fois primés en 2015.

RD25
RD25 ©Eiffage Route

 

Enfin, Eiffage Route s’implique également fortement dans la transformation des déchets provenant d’activités industrielles externes -comme les cendres volantes issues de la production d’électricité par centrales thermiques au charbon, les mâchefers d’incinération de déchets non dangereux, les laitiers sidérurgiques, les sables de fonderie ou encore les pneumatiques usagés- et les utilise en substitution de matériaux neufs. Environ 3 000 000 de tonnes de MIDND sont produits chaque année en France. Après traitement approprié, la majorité du volume peut être valorisée en remblais, couches de forme ou couches de fondation de chaussées dans le respect des exigences environnementales.

 
Granuchape
Pose de Granuchape® de nuit ©Eiffage Route

APRR et AREA accentuent l’application de leur politique d’utilisation de matériaux recyclés pour l’entretien des chaussées. Respectivement, sur près de 4 888 000t et 255 000t de granulats utilisés en 2015, environ 99 300 et 88 000 étaient issues du recyclage des enrobés.

Les actions internes d’amélioration des organisations et des structures concourant à la maîtrise des consommations et à l’optimisation de la performance énergétique des entreprises sont abordées au chapitre Des offres de performance énergétique sur mesure. En ce qui concerne l’eau, les données sont rapportées au chapitre L'eau, un bien commun à préserver